Vaccins : calendrier de vaccination

Vaccins : calendrier de vaccination

L’un des plus grands progrès du XXIe siècle en matière de santé a été la quasi-élimination des maladies infectieuses infantiles courantes, de 95 à 100 %. Toutefois ces « mauvais microbes » subsistent encore dans notre environnement, et nos enfants doivent renforcer leur système immunitaire afin de s’en protéger.

Grâce à la vaccination, votre bébé est protégé contre les maladies graves, telles que la polio, la coqueluche, ainsi que les autres maladies indiquées dans le tableau ci-dessous. Les nourrissons présentent le plus grand risque. C’est pourquoi les bébés ont besoin de toutes ces vaccinations avant leur deuxième anniversaire. Effectuez un contrôle avec votre médecin à chaque visite afin de vous assurer que votre bébé est à jour dans ses vaccins. De nouveaux vaccins se profilent à l’horizon, ne soyez donc pas surprise si des modifications sont apportées à ce calendrier.

A 6 ans et 11 ans, votre enfant aura besoin de « piqûres de rappel », de vaccins supplémentaires et d’autres vaccinations recommandées pour les enfants plus âgés et les adolescents, tels que les vaccins contre le PVH (papillomavirus) et la méningite. Assurez-vous de tenir le carnet de vaccination de votre enfant à jour durant toute son enfance, et de l’amener à chaque visite médicale. Les enfants présentant des problèmes de santé spécifiques pourront avoir besoin de vaccins supplémentaires ou d’un changement dans leur calendrier de vaccination, en fonction de leur situation. Les vaccins des prématurés devront être réalisés en fonction de leur âge exact, sans tenir compte de leur naissance prématurée. Si votre enfant manque un vaccin et doit le rattraper, certaines directives doivent être appliquées afin de mettre les vaccinations de votre enfant à jour.

Calendrier de vaccination

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1175.pdf

Guide des maladies


Voici la liste des maladies et leur description que les nourrissons et les jeunes enfants évitent grâce aux vaccins.

DIPHTÉRIE (le « D » du vaccin DTP)

HAEMOPHILUS INFLUENZAE/TYPE B (vaccin Hib)

HÉPATITE B

ROUGEOLE (Le premier « R » du vaccin ROR)

OREILLONS (le « O » du vaccin ROR)

COQUELUCHE, (le « C » du vaccin Coqueluche)

MALADIES PNEUMCOCCIQUES

POLIO

GASTROENTÉRITE ROTAVIRALE

RUBÉOLE (le « R » du vaccin ROR)

TÉTANOS, (le « T » du vaccin DTP)

VARICELLE-ZONA ou varicelle (le vaccin VZV)

LA DIPHTÉRIE

(le « D » du vaccin DTP). La diphtérie est une maladie respiratoire grave qui entraîne la production d’une couche ou d’une pellicule épaisse dans le nez, la gorge et les voies aériennes, ce qui peut causer des problèmes respiratoires, une insuffisance cardiaque, une paralysie et même la mort. Jusqu’à 20 % des personnes atteintes par cette maladie en meurent. Les très jeunes enfants présentent le plus grand risque, bien que les adultes non protégés puissent contracter et transmettre cette maladie.

L’HAEMOPHILUS INFLUENZAE/TYPE B

(vaccin Hib). L’haemophilus influenzae est une infection bactérienne qui peut mener à une pneumonie, une méningite, un œdème important au niveau de la gorge et d’autres infections graves. Il ne s’agit pas de la grippe. C’est la cause fréquente d’une otite d’origine bactérienne et d’infections de l’oreille moyenne. Avant les vaccins, l’haemophilus influenzae tuait ou handicapait gravement des milliers d’enfants. Cette maladie est plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans

L’HÉPATITE B

Le virus de l’hépatite (VHB) est une maladie virale affectant le foie qui peut être très grave, et qui peut même mener à une insuffisance hépatique ou une maladie hépatique chronique. Trois doses du vaccin contre l’hépatite B sont nécessaires pour offrir une protection complète. Les adolescents et les adultes peuvent également bénéficier de cette série d’injections pour être protégés. Les personnes ayant contracté cette maladie sont plus susceptibles de développer un cancer du foie au cours de leur vie. Une protection précoce présente donc des effets à court et long terme. Une transmission de la maman au bébé peut se produire durant l'accouchement, tandis que d’autres personnes contractent la maladie par le biais de sang contaminé. Les personnes qui vivent en ménage avec un malade peuvent être affectées. Par ailleurs, l’hépatite B se transmet également par les rapports sexuels. Bien que cette série d’injections soit plus efficace si elle est administrée à la naissance, les enfants, les adolescents et les adultes qui n’ont pas reçu ces vaccins doivent en bénéficier aussi tôt que possible.

LA ROUGEOLE

(le premier « R » du vaccin ROR). La rougeole est une maladie virale provoquant des rougeurs, de la toux et de la fièvre et peut mener à des diarrhées, des infections de l’oreille, une pneumonie, des lésions cérébrales, voire la mort. Les enfants présentant le plus grand risque sont ceux qui souffrent de malnutrition ou de maladies chroniques. La rougeole est actuellement en recrudescence en France du fait d’une mauvaise couverture vaccinale. C’est une maladie commune, présente dans le monde entier.

LES OREILLONS

(le « O » du vaccin ROR). Les oreillons causent de la fièvre, des maux de tête et un œdème au niveau de la glande parotide, devant l’oreille. Dans certains cas, cette maladie peut entraîner une méningite, une infection du cerveau et de la moelle épinière, ou une encéphalite, un gonflement du cerveau. Elle peut également mener à une perte auditive, et, chez les garçons et les hommes, à un œdème au niveau des testicules, voire à l’infertilité. Les oreillons peuvent être très graves et extrêmement douloureux chez les adultes, il vaut donc mieux être immunisé le plus tôt possible.

LA COQUELUCHE

(le « C » du vaccin Coqueluche). La coqueluche provoque de la toux et des étouffements pendant plusieurs semaines. Les quintes de toux sont suivies par les « sons » caractéristiques que l’enfant produit lorsqu’il essaye de reprendre son souffle. Les vomissements surviennent fréquemment après ces quintes de toux. La coqueluche peut entraîner une pneumonie, des crises d’épilepsie, des lésions cérébrales, voire la mort. Les très jeunes enfants non immunisés présentent le plus grand risque et ont souvent besoin d’être hospitalisés s’ils tombent malades. Les adultes qui contractent la coqueluche peuvent devenir très malades, mais ils se rétablissent généralement en quelques semaines ou mois. Ils sont malheureusement susceptibles de transmettre la maladie aux nourrissons et aux jeunes enfants.

LES MALADIES PNEUMCOCCIQUES

La bactérie du pneumocoque peut entraîner une pneumonie et une méningite. C’est également la principale bactérie à l’origine des infections des oreilles. Il existe plusieurs sous-types de pneumocoques et les vaccins protègent contre certains d’entre eux, mais pas tous. Ce sont les nourrissons qui sont le plus exposés à ces infections. Les enfants entre 7 mois et 5 ans qui n’ont pas reçu de vaccin lorsqu’ils étaient nourrissons bénéficieront d’une ou plusieurs injections.

LA POLIO

La polio est un virus commun qui provoque fièvre, maux de gorge, nausées, maux de tête, diarrhées, maux de ventre, ainsi que raideur et fragilité au niveau du cou, du dos et des jambes. Elle est considérée comme une maladie ancienne susceptible d’entraîner la paralysie. Son statut de vieille maladie est toutefois dû au fait que beaucoup d’entre nous ont bénéficié du vaccin.

LA GASTRO-ENTÉRITE À ROTAVIRUS

La GASTRO-ENTÉRITE À ROTAVIRUS est une infection intestinale virale qui touche principalement les nourrissons et les tout-petits. Elle survient le plus souvent en hiver et au début du printemps et se déclenche généralement par de nombreux vomissements, puis évolue en diarrhées liquides durant cinq à sept jours. La complication grave la plus commune de cette maladie est la déshydratation, laquelle peut être si sévère qu’elle peut nécessiter une hospitalisation et provoquer la mort chez les enfants souffrant de malnutrition. Les nourrissons et les tout-petits affectés doivent être étroitement surveillés à ce sujet. Les signes de déshydratation étant une diminution des mictions, un dessèchement de la bouche, la rareté des larmes et la léthargie. Les enfants qui ont reçu la vaccination anti-rotavirus ne sont généralement pas contaminés ou présentent une forme bénigne de la maladie, laquelle n’entraîne pas de déshydratation grave.

LA RUBÉOLE

(le deuxième « R » du vaccin ROR). La rubéole est une maladie virale légère qui provoque des rougeurs sur le visage et le cou, une fièvre modérée et des glandes enflées. Elle peut entraîner de l’arthrite, surtout chez les femmes et les petites filles. Les bébés des femmes enceintes affectées peuvent souffrir d’anomalies congénitales ou mourir. La vaccination infantile protège la prochaine génération, ainsi que les femmes enceintes dans leur environnement.

LE TÉTANOS

(le « T » du vaccin DTP). Le tétanos provoque une contraction des muscles sévère et douloureuse, en entraînant généralement la mort. Il est parfois appelé « maladie de la mâchoire bloquée » car les muscles de la mâchoire se « bloquent », et il est alors très difficile, voire impossible, pour la personne affectée de s’alimenter. Une insuffisance respiratoire peut entraîner la mort. La bactérie vit dans la saleté et prospère dans les coupures profondes et les plaies punctiformes.

LA VARICELLE-ZONA

(le vaccin VZV). Couramment appelée varicelle ou zona, c’est une infection très contagieuse provoquant une éruption cutanée vésiculeuse sur le cuir chevelu et le corps. Elle se développe en trois à quatre jours et entraîne également des symptômes respiratoires. Dans la plupart des cas, cette maladie n’est pas très dangereuse pour les enfants en bonne santé. Elle est cependant très grave chez les nourrissons, les enfants plus âgés ou les adultes qui n’ont jamais été affectés (ou n’ont pas été vaccinés), les personnes qui présentent une déficience immunitaire, et certains enfants qui souffrent d’eczéma ou prennent certains médicaments (tels que les salicylates). Chaque année, environ 10 000 personnes sont hospitalisées pour la varicelle et près de 100 d’entre elles en meurent. La maladie dure entre 7 et 21 jours, et sa longue période d’incubation implique que les enfants porteurs de la maladie la transmettront à des centaines de personnes avant que quiconque ne décèle qu’ils sont malades. Les enfants affectés pourront retourner à la crèche ou à l’école uniquement lorsqu’ils ne seront plus contagieux. Cette maladie peut entraîner certaines complications, comme la pneumonie, une infection cutanée sévère, des lésions cérébrales, ainsi que d’autres problèmes. Les nourrissons des femmes enceintes non immunisées présentent un risque élevé s’ils sont exposés à la varicelle en bas âge. La plupart des personnes qui reçoivent le vaccin seront protégées, bien que certaines d’entre elles peuvent contracter une forme modérée de la maladie.

Mythes populaires concernant la vaccination

"Ces maladies ne sont plus présentes de nos jours, alors pourquoi se faire vacciner ?"

Faux :

L’ensemble des bactéries et des virus contre lesquels nous nous vaccinons sont toujours présents dans l’environnement, que ce soit en France ou ailleurs. Chaque année, des épidémies se produisent et des décès surviennent chez les enfants non immunisés.

"Mon bébé est petit (ou est né prématuré). Il est trop petit pour recevoir les vaccins."

Faux :

Ces petits bébés fragiles sont confrontés aux plus grands risques s’ils contractent l’une de ces maladies contre lesquelles vous pouvez vous immuniser. Ils ont besoin de ces vaccins en temps opportun, sans tenir compte de leur naissance prématurée.

"Mon bébé est déjà protégé puisque je l’allaite."

Oui et non :

Votre lait maternel contient des protéines et des cellules puissantes pour lutter contre les infections. Toutefois, le niveau de protection spécifique n’est pas suffisant pour maintenir votre nourrisson en toute sécurité. Il a besoin de produire des anticorps spécifiques pour vaincre ces maladies.

"Les vaccins ne sont pas efficaces, ils n’empêchent pas de contracter des maladies."

Non et oui :

Les vaccins sont très efficaces, 90 à 99 % du temps. Il existe un petit risque que votre bébé figure parmi les quelques personnes qui ne sont pas protégées, mais cette probabilité est très faible, surtout s’il reçoit toute la série de vaccins. Par ailleurs, les personnes qui sont immunisées et qui tombent malades, contractent généralement une forme modérée de la maladie.

"Ces vaccins peuvent entraîner l’autisme, je l’ai entendu à la télévision."

Faux :

L’apparition de l’autisme et l’injection de certains vaccins se produisent au même moment. Après des années et des années de recherche, il n’existe aucune preuve scientifique soutenant que les vaccinations sont à l’origine de ces troubles. L’autisme est provoqué par des irrégularités survenant très tôt dans le développement du cerveau (avant la naissance).

Quels sont les inconvénients ?

Les vaccinations sont l’une des plus grandes réussites de la médecine moderne. Bien qu’il existe un risque d’effets secondaires, cette probabilité est très faible, l’apparition de
problèmes est très rare, et tous sont beaucoup moins graves que les risques associés aux maladies. Beaucoup de parents actuels ont grandi sans rencontrer
les maladies contre lesquelles nous immunisons les enfants. Il est donc parfois difficile pour eux de comprendre pourquoi nous le faisons, surtout si leur enfant présente de la fièvre ou une douleur à la jambe. Toutes les personnes qui ont vu des enfants placés sous respirateurs pour calmer leur coqueluche, des bébés atteints de diphtérie s’étouffer et des enfants handicapés à cause d’une méningite bactérienne savent clairement que les vaccinations sont nécessaires. Vous devez néanmoins être informé des risques liés à toute procédure médicale. Il en existe quelques-uns associés aux vaccinations.

Réactions bénignes éventuelles survenant après un vaccin

Fièvre

La fièvre survient après beaucoup de vaccins. Cela montre que le corps répond de la manière souhaitée à l’injection, en développant son immunité. En général, la fièvre diminue au fur et à mesure des injections d’un vaccin particulier. Lorsque de la fièvre survient après un vaccin, munissez-vous de votre thermomètre et d’une dose adéquate de paracétamol. Appelez votre médecin si la fièvre dure plus d’un jour ou deux.

Rougeurs et bosses locale

L’endroit où votre enfant a reçu le vaccin sera un peu sensible et une petite bosse pourrait s’y former. C’est un autre signe montrant que le vaccin travaille pour déclencher la réponse du corps. Du paracétamol, ainsi qu’un gant de toilette chaud sur la zone douloureuse soulageront l’inconfort ressenti. Contactez votre médecin si les rougeurs sont plus importantes que la taille d’une pièce, s’il y a présence de pus ou si les rougeurs persistent après deux ou trois jours. Une petite zone de graisse touchée sur le site de l’injection peut parfois former une petite boule dure qui durera un mois ou deux, avant de disparaître. Elle ne doit cependant pas être rouge ni molle.

Éruption cutanée

Dans certains cas, le vaccin engendre une mini forme de la maladie contre laquelle il nous immunise. Les symptômes, qui mettent jusqu’à deux semaines après le vaccin pour se développer, sont très
légers et ne causent généralement que peu de problèmes.

Réactions importantes
rares pouvant survenir après un vaccin

Réaction allergique

Cela est extrêmement rare, mais très dangereux. Les enfants sont parfois allergiques à l’un des composants du vaccin et développent alors une réaction allergique. Prenons l’exemple des enfants souffrant d’une allergie aux œufs, ceux-ci auront par exemple des problèmes avec les vaccins fabriqués avec des virus cultivés dans des œufs. Les symptômes liés à ces réactions allergiques pourront inclure l’apparition de plaques rouges (urticaire), un essoufflement, une respiration sifflante, des difficultés respiratoires, un teint pâle, des vertiges ou un rythme cardiaque rapide. Ces symptômes apparaissent quelques minutes ou heures après le vaccin. C’est pourquoi, la plupart des établissements de santé vous demandent d’attendre un petit moment avant de rentrer chez vous après le vaccin. Vous devrez certainement y retourner immédiatement si ces symptômes apparaissent après votre départ. Si votre famille est sujette aux allergies, ou si un membre de votre famille a
déjà réagi à des vaccins, assurez-vous de l’indiquer à votre médecin avant que le vaccin ne soit administré.

Dernière remarque :

Pour finir, pensez à vérifier votre statut vaccinal. De nombreux nouveaux vaccins sont apparus depuis votre enfance. Tenez-vous donc informé afin de ne pas tomber malade ou transmettre ces maladies à votre enfant.

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