La grossesse et les premiers mois avec un bébé peuvent faire naître de la joie, de l’impatience, du doute, mais aussi l’impression d’être dépassé(e), parfois dans la même journée. Ressentir tout cela à la fois est fréquent, et n’enlève rien à l’amour que vous portez à votre enfant.
Cet article rassemble des conseils simples et réalistes pour prendre soin de vous pendant la grossesse et après l’accouchement. Il rappelle aussi que vous n’avez pas à tout porter seule : votre co-parent, lorsqu’il est présent, ainsi que vos proches peuvent prendre toute leur place. Vous trouverez également les personnes vers qui vous tourner en France si certaines émotions deviennent difficiles à vivre. Chaque femme traverse cette période à sa manière : gardez ce qui vous fait du bien et laissez le reste.
Ce qu’il faut retenir
Pourquoi votre bien-être compte
Prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de votre famille : ce n’est pas du temps retiré à votre bébé. Pourtant, il est fréquent de culpabiliser dès que l’on pense à ses propres besoins, comme s’ils devaient toujours passer après le reste.
Cette culpabilité est compréhensible. Devenir mère s’accompagne souvent d’une charge mentale très concrète : penser aux repas, aux rendez-vous, au linge, aux horaires, tout en apprenant à connaître un tout petit être. Cette organisation invisible occupe l’esprit en continu, et elle fatigue autant que le manque de sommeil.
Vous avez le droit de prendre un moment pour vous. Boire un café encore chaud, vous asseoir cinq minutes sans écran ou simplement dire à voix haute que la journée a été longue sont déjà des façons de prendre soin de vous. Si vous avez un co-parent, mettre à plat ensemble tout ce qu’il y a à gérer peut aider à mieux répartir les responsabilités. Un proche peut également prendre le relais de manière concrète.
Vous n’êtes pas seule à vous sentir ainsi
Après une naissance, les émotions peuvent être très contrastées : du soulagement, un amour immense, mais aussi de l’irritabilité, de la tristesse, de l’anxiété ou parfois l’impression d’être un peu à distance de tout. Beaucoup de femmes traversent ces ressentis. Ils ne définissent ni la mère que vous êtes ni l’amour que vous portez à votre bébé.
Il est fréquent de se sentir débordée quand on est jeune maman sans savoir vraiment pourquoi, un jour où tout s’est pourtant bien passé. Les nuits interrompues, les visites, les conseils reçus de toutes parts et les bouleversements du corps se cumulent. Dans les jours qui suivent l’accouchement, les émotions peuvent aussi beaucoup varier : c’est ce que l’on appelle souvent le baby blues, qui est différent de la dépression du post-partum.
Il n’existe pas une seule bonne façon de vivre cette période, ni de liste d’émotions que vous devriez ressentir. Vous pouvez en parler à votre co-parent, à un proche ou à une personne en qui vous avez confiance, sans attendre d’avoir trouvé les mots parfaits et sans avoir peur d’être jugée.
Des gestes simples pour prendre soin de vous
Voici cinq idées réalistes pour prendre soin de vous après l’accouchement, pensées pour les journées ordinaires comme pour les plus difficiles. Aucune ne demande beaucoup de temps, d’organisation ni d’argent.
Se reposer quand c’est possible
Le repos ne se résume pas à une nuit complète. S’allonger dix minutes pendant que bébé dort dans son lit, ou laisser la vaisselle attendre une heure de plus, cela compte aussi.
Accepter l’aide qui vous est proposée
Quand une personne vous demande ce qu’elle peut faire, vous pouvez lui confier une tâche concrète : apporter du pain, faire une lessive ou rester vingt minutes avec bébé pendant que vous prenez une douche. Avec votre co-parent, il peut aussi être utile de convenir de ce que chacun prend en charge, sans attendre que l’un demande à l’autre.
Garder le lien avec les personnes qui vous font du bien
Un message vocal envoyé à une amie pendant une tétée entretient le lien, même si vous ne pouvez pas avoir une vraie conversation. Le contact avec d’autres parents rassure souvent, simplement parce que leurs quotidiens se ressemblent.
Remarquer les petites réussites
Une journée réussie peut se résumer à un bébé nourri et au fait que vous soyez habillée. Prendre quelques secondes pour reconnaître ce que vous avez accompli change le regard que vous portez sur la journée.
Être douce avec vous-même
Essayez de vous parler comme vous parleriez à une amie dans la même situation. Une journée difficile ne dit rien de vos capacités de mère : elle dit seulement que cette journée a été difficile. Le co-parent peut lui aussi connaître des moments de doute ou de fatigue, et exprimer ce que chacun traverse peut aider à avancer ensemble.
Quelques mots destinés aux futures mamans
Aucune femme ne se sent totalement prête avant l’arrivée d’un bébé. Se préparer sur le plan émotionnel est aussi important que de préparer sa valise de maternité. Le bien-être émotionnel pendant la grossesse mérite autant d’attention que les examens et les listes d’achats.
Les rendez-vous de suivi sont aussi l’occasion de parler de la façon dont vous vous sentez réellement. L’entretien prénatal précoce, obligatoire depuis mai 2020 et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, a précisément été conçu pour laisser de la place à la dimension psychologique et émotionnelle de la grossesse. Ce n’est ni un examen ni un test : c’est un temps d’échange avec une sage-femme ou un médecin.
Vous pouvez y parler de vos appréhensions, de votre fatigue, de votre situation à la maison ou de la manière dont vous envisagez la période après la naissance. Votre co-parent peut aussi être associé à ces échanges. Il n’est pas nécessaire de tout formuler parfaitement : vos propres mots suffisent pour permettre à la personne qui vous accompagne de mieux comprendre ce que vous vivez et de vous orienter si besoin.
Quelques mots destinés aux jeunes mamans
S’adapter prend du temps, et il n’existe pas une seule façon d’être une bonne mère. Les premières semaines ressemblent souvent à une suite d’essais, d’ajustements et de découvertes, plutôt qu’à une routine bien installée.
Le lien avec son bébé ne se crée pas toujours immédiatement. Pour certaines femmes, il apparaît dès les premiers instants ; pour d’autres, il se construit au fil des jours, des gestes répétés et des regards échangés. Cela n’est pas un échec et ne préjuge en rien de la relation à venir.
Il arrive aussi de se sentir débordée quand on est jeune maman tout en aimant profondément son enfant : les deux coexistent très bien. Si ce sentiment devient pesant, parlez-en à votre sage-femme ou à une personne de confiance.
Quand demander de l’aide
Si les émotions difficiles persistent, s’intensifient ou compliquent votre quotidien, il peut être utile d’en parler à un professionnel de santé. Demander de l’aide, c’est prendre soin de vous et de votre bébé en même temps, et c’est une démarche parfaitement normale.
Savoir à qui parler après la naissance facilite beaucoup les choses. En France, plusieurs interlocuteurs peuvent vous aider, sans qu’il soit nécessaire d’attendre que la situation devienne difficile à gérer.
Vers qui vous tourner en France
Si vous souhaitez comprendre la différence entre le baby blues et la dépression du post-partum, vous pouvez lire notre article : Quels sont les signes de la dépression post-partum ? Il complète cette page et renvoie, lui aussi, vers un professionnel de santé.
Un message de Pampers pour la Journée mondiale de la santé mentale
En cette Journée mondiale de la santé mentale, nous voulions vous dire tout simplement : nous sommes là pour votre bébé, et nous sommes là pour vous aussi. Vous comptez, chaque jour, y compris les jours où tout paraît plus difficile.
Questions fréquentes
Oui. Beaucoup de femmes ressentent un mélange d’émotions pendant la grossesse : joie, impatience, fatigue, doutes, parfois tout cela le même jour. Si ces ressentis durent ou deviennent difficiles à gérer, en parler à votre sage-femme ou à votre médecin traitant est une bonne première étape.
- Assurance Maladie (ameli.fr) - Après l’accouchement : baby blues et dépression du post-partum
- 1000 premiers jours - Le baby blues et la dépression post-partum
- Ministère chargé de la Santé - L’entretien prénatal précoce
- Santé publique France - L’entretien postnatal précoce réalisé par les sages-femmes de la protection maternelle et infantile
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