Planificateur de congé parental : guide du congé paternité
Vous attendez un enfant et vous vous interrogez sur vos droits en tant que père ? En France, un cadre clair existe pour vous accompagner, depuis les premiers jours suivant la naissance jusqu’aux premières années de votre enfant.
Comprendre le congé paternité et le congé parental pour les pères vous permet d’anticiper sereinement cette période importante, en particulier en ce qui concerne le rôle des pères et des co-parents après la naissance.
Entre indemnisation par la Sécurité sociale et accompagnement via la CAF, plusieurs dispositifs se complètent pour vous aider à concilier vie professionnelle et vie familiale. Ce guide vous explique étape par étape vos droits, les durées et les démarches à prévoir, ainsi que des ressources utiles, comme ces conseils pour les soins des nouveau-nés afin de bien préparer l’arrivée de votre enfant.
Le congé de naissance et le congé paternité : quelle différence ?
En France, l’arrivée d’un enfant s’accompagne d’un dispositif en deux temps. D’abord, le congé de naissance correspond à trois jours ouvrables, pris obligatoirement à partir du jour de la naissance et rémunérés par l’employeur. Il concerne tous les salariés du secteur privé, sans condition d’ancienneté, et ne peut pas être reporté.
Ce congé est immédiatement suivi du congé paternité, dont la durée dépend de la situation familiale : 25 jours calendaires pour une naissance simple et 32 jours en cas de naissances multiples. Cette période comprend un bloc obligatoire de quatre jours consécutifs juste après le congé de naissance, que l’employeur ne peut refuser, puis une partie plus flexible pouvant être fractionnée en deux périodes d’au moins cinq jours, à utiliser dans les six mois suivant la naissance.
Par exemple, si votre enfant naît un lundi, vous prenez trois jours jusqu’au mercredi, puis quatre jours obligatoires jusqu’au dimanche. Vous pouvez ensuite organiser les jours restants selon vos besoins, dans le respect des délais légaux.
Combien touche-t-on pendant le congé paternité ?
En matière d’indemnités de congé paternité, ce sont les indemnités journalières versées par la CPAM qui compensent votre perte de revenus. L’employeur ne maintient pas le salaire par défaut, sauf en cas de subrogation prévue par votre convention collective.
Le montant est calculé sur la base de votre salaire moyen des trois derniers mois, plafonné au PMSS, avec une déduction forfaitaire de 21 %. En 2026, il varie entre 11,12 € et 104,02 € par jour et reste soumis à la CSG, à la CRDS et à l’impôt sur le revenu.
Pour les travailleurs indépendants, une indemnité forfaitaire de 64,52 € par jour est prévue sous conditions. Si vous vous demandez combien de temps dure le congé parental, vous pourrez ensuite explorer les aides comme la PreParE et utiliser le simulateur Ameli pour une estimation personnalisée.
Pour en savoir plus, consultez : Ameli.fr — Congé paternité et accueil de l'enfant.
Et après ? Comprendre le congé parental d'éducation
Après le congé paternité, vous pouvez envisager le congé parental pour les pères, accessible sous certaines conditions. Pour en bénéficier, vous devez justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise à la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant. Ce dispositif peut être pris à temps plein, ce qui suspend votre contrat de travail, ou à temps partiel avec un minimum de 16 heures par semaine.
La durée du congé parental est initialement fixée à un an et peut être renouvelée deux fois, dans la limite des trois ans de l’enfant. Pour en faire la demande, vous devez respecter un préavis d’un mois si le congé suit directement le congé paternité, ou de deux mois dans les autres cas. L’employeur ne peut pas refuser si les conditions sont remplies, sous peine de sanction. En cas de temps partiel, vous choisissez la réduction d’activité, mais l’employeur fixe les horaires en cas de désaccord.
Quelles indemnités pendant le congé parental ? La PreParE expliquée
Dans le cadre du congé parental pour les pères, la PreParE est une aide versée par la CAF (ou la MSA) qui compense partiellement la perte de revenus liée au congé parental. Elle n’est pas soumise aux ressources, mais dépend de votre historique de cotisations.
Pour en bénéficier, vous devez justifier d’au moins 8 trimestres de cotisations vieillesse sur une période variable selon le nombre d’enfants. Cette prestation ne peut pas être cumulée avec les indemnités journalières : elle est versée uniquement après la fin de ces dernières.
Entre avril 2025 et mars 2026, son montant était d’environ 398,80 € par mois pour un arrêt total, 294,82 € pour un temps partiel jusqu’à 50 %, et 170,06 € entre 50 % et 80 %. À partir d’avril 2026, il peut atteindre 459,70 € mensuels.
Pour un premier enfant, chaque parent dispose de 6 mois maximum sur un total de 12 mois. À partir du deuxième enfant, ce droit peut s’étendre jusqu’aux 3 ans de l’enfant. La demande s’effectue via le formulaire Cerfa n°12324 auprès de la CAF.
Peut-on travailler à temps partiel pendant le congé parental ?
Oui, le congé parental à temps partiel pour les pères est un droit prévu par l’article L1225-47 du Code du travail. Tout salarié remplissant les conditions peut en faire la demande, et l’employeur ne peut pas la refuser si celles-ci sont respectées. Ce dispositif permet d’adapter son activité professionnelle avec un minimum légal de 16 heures par semaine.
Le salarié choisit le niveau de réduction du temps de travail, mais en cas de désaccord, l’employeur fixe la répartition des horaires. Un avenant au contrat de travail est obligatoire pour préciser la durée et l’organisation du temps partiel.
Pendant cette période, vos droits liés à l’ancienneté continuent de s’accumuler normalement. À la fin de votre congé, vous retrouvez votre poste ou un emploi équivalent, avec une rémunération au moins similaire, ainsi qu’un entretien professionnel.
Assurance maladie pendant le congé parental : quels droits ?
Pendant votre congé parental, vous continuez de bénéficier pleinement de la prise en charge de vos frais de santé par l’Assurance Maladie, au même taux qu’avant votre départ. Cette couverture est maintenue en raison de votre résidence stable et régulière en France, que votre congé soit pris à temps plein ou à temps partiel.
Ainsi, vos remboursements médicaux, consultations et soins restent garantis dans les mêmes conditions qu’un assuré actif. En cas de question spécifique liée à votre situation personnelle, il est conseillé de contacter directement votre CPAM.
Pour toute question relative à votre couverture personnelle, consultez votre CPAM ou votre médecin traitant.
Congé parental et retraite : ce qu'il faut savoir
Le congé parental peut avoir un impact sur vos droits en matière de retraite, mais des mécanismes compensatoires existent. En cas de congé parental à temps plein, vous validez des trimestres assimilés (un trimestre pour une période de 90 jours), dans la limite de 12 trimestres. Ils comptent pour le taux plein, sans influencer le salaire de référence.
En revanche, le congé parental à temps partiel ne génère pas de trimestres assimilés. Si vous percevez la PreParE et remplissez les conditions, vous êtes affilié automatiquement à l’AVPF. La CAF cotise alors pour votre retraite sur la base du SMIC, vous permettant de valider des trimestres cotisés.
Après votre retour à l’emploi, pensez à vérifier votre relevé de carrière sur www.info-retraite.fr afin de vous assurer que votre période de congé parental est bien prise en compte.
Le congé supplémentaire de naissance : une nouveauté à partir du 1er juillet 2026
Le congé supplémentaire de naissance 2026 constitue une évolution importante des droits des parents, introduite par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Applicable aux enfants nés à partir du 1er janvier 2026, ce dispositif entrera en vigueur le 1er juillet 2026 et permettra à chaque parent de bénéficier d’un ou de deux mois supplémentaires de congé rémunéré.
Ce congé peut être pris en une ou deux périodes d’un mois, dans les neuf mois suivant la naissance, et uniquement après le congé paternité. L’indemnisation atteint environ 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Encore en cours de précision réglementaire, ce dispositif reste une avancée positive, offrant aux pères davantage de temps pour accompagner les premiers mois de leur enfant.
Foire Aux Questions
Le congé paternité dure 25 jours calendaires pour une naissance simple, et 32 jours en cas de naissances multiples. Il comprend 3 jours de congé de naissance suivis de 4 jours obligatoires, puis une période fractionnable. Ces jours doivent être pris dans un délai de 6 mois après la naissance.
- Service-Public.fr — Congé de paternité (secteur privé)
- Service-Public.fr — Congé de paternité (fonction publique)
- Service-Public.fr — Congé supplémentaire de naissance (LFSS 2026)
- Service-Public.fr — Congé parental à temps partiel
- Service-Public.fr — Congé parental à temps plein
- Service-Public.fr — PreParE
- Service-Public.fr — Enfants et retraite
- Ameli.fr — Congé paternité et accueil de l'enfant
- Ameli.fr — Congé parental et protection sociale
- Légifrance — Code du travail Art. L1225-47 à L1225-59
- Ministère du Travail — Congé paternité et accueil
- L'Assurance Retraite — Parentalité et retraite
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