Maman avec son bébé après un accouchement naturel

8 conseils pour un accouchement naturel

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05/12/19
Temps de lecture : 5 min.

La grossesse est, évidemment, une période de préparatifs et si vous souhaitez accoucher « naturellement », il faudra également vous y préparer. Un accouchement naturel n’est pas forcément la même chose pour toutes les mamans. Pour certaines, il est synonyme d’accouchement par voie basse, tandis que pour d’autres, il signifie un travail et un accouchement sans intervention médicale ni antidouleurs ou anesthésie. Dans cet article, nous creusons ce dernier type. Ainsi, si vous souhaitez un accouchement naturel, vous vous y sentirez plus préparée après avoir lu quelques recommandations, comme par exemple des conseils sur comment choisir où accoucher ou les méthodes alternatives de soulagement de la douleur.

1. Trouver le bon professionnel de santé

Que vous ayez déjà un médecin traitant et envisagiez maintenant un accouchement naturel ou qu’à l’inverse, vous souhaitiez un accouchement naturel et ayez besoin de trouver les bons professionnels de santé pour vous aider dans cette démarche, il est important de choisir la bonne personne. Il est important que vous ayez un bon contact avec le médecin, qu’il soit à l’écoute de vos envies et puisse vous aider à accoucher naturellement. Il peut également y avoir d’autres considérations à prendre en compte, comme le fait de choisir un professionnel de santé ayant des liens avec la clinique ou l’hôpital qui vous intéresse. Quoi qu’il en soit, votre médecin et vous devez être en accord sur vos préférences concernant le travail et l’accouchement.

2. Choisir où accoucher

Le choix de l’endroit où vous accoucherez est une décision importante. Vous pensez peut-être qu’un hôpital ne correspond pas à ce que vous souhaitez et vous préfèreriez peut-être accoucher chez vous, dans un environnement familier et confortable. Si vous envisagez un accouchement à domicile, parlez-en avec votre professionnel de santé. En effet, il y a des risques s’il s’avère que vous ayez besoin :

  • de déclencher artificiellement le travail
  • d’une césarienne
  • d’une transfusion
  • d’un accouchement assisté (c-à-d nécessitant des forceps, spatules ou ventouses)
  • d’un traitement suite à une déchirure ou une lacération vaginale.

Le risque de complications sera réduit si une sage-femme agréée est présente à vos côtés mais il est important d’avoir un plan d’urgence et un accès rapide à votre médecin s’il s’avère que vous ayez besoin de vous rendre en urgence à l’hôpital.

Votre professionnel de santé pourra vous dire si un accouchement à domicile est bien pour vous, mais vous devrez peut-être vous en passer si

  • vous avez déjà accouché par césarienne
  • vous êtes enceinte de jumeaux ou plus
  • votre bébé se présente par le siège.

Une autre option est de demander un accouchement naturel à l’hôpital si vous trouvez un lieu correspondant à vos besoins. Renseignez-vous sur les options disponibles autour de chez vous pour faire le meilleur choix. Vous pouvez également visiter l’hôpital, la clinique ou la maternité la plus proche pour vous aider à décider.

3. Se renseigner sur les méthodes alternatives pour soulager la douleur

Lorsque vous vous préparez à un accouchement naturel, il est important de connaître vos options pour soulager la douleur et les mesures de confort disponibles. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses méthodes alternatives pour gérer la douleur d’un accouchement naturel. En voici quelques-unes :

  • Techniques de relaxation. Il existe de nombreuses techniques de relaxation physique que vous pouvez essayer pour diminuer la douleur et l’angoisse du travail. Renseignez-vous sur la relaxation progressive, qui vous fait contracter puis relâcher des zones spécifiques de votre corps, en partant des pieds ou de la tête. De plus, les techniques de relaxation mentales comme la visualisation ou l’imagination guidée peuvent également vous aider à oublier la douleur.
  • Techniques centrées sur la respiration. La respiration contrôlée, qui est une technique que vous apprendrez peut-être lors de cours de préparation à l’accouchement, peut vous aider à vous détendre pendant le travail. Des respirations lentes depuis l’abdomen peuvent aider à réduire la douleur ressentie. Non seulement la respiration contrôlée permet à votre bébé et vous de recevoir une grande quantité d’oxygène, mais elle facilite également le travail des contractions en envoyant plus d’oxygène vers l’utérus. Se concentrer sur la respiration aide également à diminuer l’anxiété et la douleur ressentie et fait baisser votre pouls.
  • Marcher, changer de position, bouger. Le fait de trouver la bonne position peut soulager la douleur du travail et aider celui-ci à mieux progresser. Les contractions durant le travail sont plus efficaces lorsque vous marchez ou bougez. Discutez de vos possibilités avec votre professionnel de santé ou votre lieu d’accouchement.
  • Massage ou thérapie par le toucher. Le toucher peut aider, qu’il s’agisse d’un massage, d’acupression ou de simplement tenir la main de quelqu’un. Si cela vous intéresse, parlez-en à votre professionnel de santé et contactez l’hôpital ou la maternité pour voir ce qu’il est possible de mettre en place.
  • Hypnose. La relaxation en profondeur et l’auto-hypnose peuvent vous aider à diminuer votre angoisse, votre peur et votre douleur. Vous pouvez donc si le cœur vous en dit vous renseigner sur ces techniques pour soulager naturellement votre douleur.

Lorsque vous serez dans votre troisième trimestre, discutez de vos envies avec votre professionnel de santé, tout en gardant à l’esprit qu’il vous faudra composer avec ce qui vous est disponible.

4. Créer un projet d’accouchement naturel

Un projet d’accouchement peut vous aider à réfléchir à vos options et à garantir que vos professionnels de santé et vous êtes bien d’accord. Votre projet d’accouchement peut être aussi simple ou détaillé que vous le souhaitez et peut inclure des détails tels que vos préférences en matière de soulagement de la douleur, la personne qui coupera le cordon ou prendra le bébé dans ses bras en premier après la naissance.

Lors de la préparation de votre projet d’accouchement, dialoguez avec votre professionnel de santé : celui-ci sera en mesure de vous aider à trier vos envies, priorités et possibilités. Un projet d’accouchement peut vous aider à vous sentir plus sûre de vous et plus à l’aide. Souvenez-vous simplement que le travail et la naissance sont relativement imprévisibles et que tout ne se déroule pas toujours comme prévu.

5. Rester en forme

Que vous choisissiez un accouchement naturel ou non, donner naissance demande beaucoup d’endurance et c’est pour cela qu’il est important de bien rester en forme. Une fois que votre professionnel de santé vous aura donné le feu vert, commencez à faire régulièrement un peu d’exercice.

6. Embaucher une doula

Une doula est une personne formée à l’accompagnement pendant le travail. Elle peut vous fournir un soutien émotionnel et physique supplémentaire pendant un accouchement naturel. Vous pouvez commencer à en chercher une au début du troisième trimestre, ce qui vous laissera le temps d’apprendre à la connaître avant le grand jour. Votre doula peut vous aider en ce qui concerne :

  • Le déroulement du travail. Au cours du troisième trimestre, votre doula vous aidera à mieux comprendre le déroulement du travail, de la naissance et de ce qui vient juste après.
  • Le soutien physique et le confort durant le travail. Le rôle primordial de la doula est de vous apporter un soutien continu tout au long du travail et de l’accouchement, que ce soit par des techniques de respiration, une thérapie par le toucher ou un massage.
  • Le soutien émotionnel. Une doula offrira beaucoup d’encouragements, de confort et saura vous rassurer.

Lorsque vous choisissez l’accouchement naturel, vous aurez peut-être besoin de tout le soutien supplémentaire possible et une doula confirmée peut vous le donner. Cependant, les doulas ne sont pas des médecins et il y a donc des limites à l’aide qu’elles peuvent vous apporter. Vous préfèrerez peut-être aussi simplement vous passer de doula, par exemple si vous préférez limiter le nombre de personnes autour de vous en salle d’accouchement ou que votre partenaire s’occupe de certaines choses qui seraient du ressort d’une doula. L’inclusion d’une doula est une décision personnelle.

Si vous souhaitez en engager une, demandez conseil à votre professionnel de santé ou à l’hôpital et n’ayez pas peur de vous entretenir avec elle pour voir si le courant passe bien. Vous pouvez par exemple lui demander à combien de naissances elle a participé, le type de services qu’elle fournit et si elle peut vous aider en fonction de comment vous espérez que votre grossesse, travail et accouchement se déroule.

7. S’inscrire à des cours de préparation à l’accouchement

Les cours de préparation à l’accouchement ont pour but de vous aider à vous préparer aux défis d’un accouchement naturel. Ils peuvent vous aider à :

  • Apprendre à quoi vous attendre pendant le travail et l’accouchement et après la naissance de votre bébé. Les cours de préparation peuvent aider à démystifier l’accouchement. Ils vous aideront à reconnaître les signes du travail et à mieux comprendre ce que votre corps subit pendant une naissance.
  • Développer des techniques de gestion de la douleur. Vous vous entraînerez probablement à des techniques de respiration, de visualisation et de relaxation pour mieux gérer la douleur. Vous en apprendrez aussi un peu plus sur les différentes possibilités médicales pour le cas où vous changeriez d’avis au dernier moment.
  • Calmer vos inquiétudes. Il est parfaitement naturel d’être angoissée à l’idée de la grossesse, du travail et de l’accouchement. Les cours de préparation sont le bon moment pour discuter de vos inquiétudes avec d’autres futures mamans. De plus, le formateur sera là pour démentir les idées reçues et calmer vos inquiétudes.
  • Être informée sur les complications éventuelles. Quand bien même vous envisageriez un accouchement naturel, des complications peuvent survenir et une intervention médicale peut être nécessaire. Lors des cours de préparation à l’accouchement, vous en apprendrez plus sur les interventions de routine qui peuvent être nécessaires et ce qu’elles impliquent.

Les cours de préparation à l’accouchement peuvent également aider la personne qui vous accompagnera à mieux comprendre ce qui se passe pendant le travail et comment se rendre utile. En cela, la présence de cette personne avec vous pendant les cours est une bonne idée.Renseignez-vous sur les cours dispensés par un formateur agrée et essayez de trouver un groupe de 10 à 12 couples maximum. Vous pouvez vous y inscrire pendant le deuxième trimestre ou au début du troisième.

8. Se préparer aux imprévus

Même si vous vous préparez physiquement et mentalement à accoucher sans analgésiques, il n’y a pas de honte à changer d’avis et à décider que vous souhaitez une péridurale. Votre professionnel de santé surveillera votre grossesse et la bonne santé de votre bébé, mais des imprévus peuvent tout de même survenir. Vous n’êtes pas une moins bonne mère si votre accouchement ne s’est pas déroulé comme vous l’aviez prévu. Le plus important est que votre petit et vous soyez en bonne santé.

Peu importe comment vous accouchez, une naissance reste un incroyable exploit. Si vous décidez d’essayer un accouchement naturel, il est recommandé de se préparer à l’avance pour le grand jour. Cela vous permettra d’être aussi prête que possible pour cette aventure qui va bouleverser votre vie !

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