Calendrier vaccinal de bébé

L’un des plus grands progrès scientifiques de notre époque en matière de santé a été la quasi-élimination de la plupart des maladies infectieuses infantiles courantes. Toutefois certains de ces « mauvais microbes » subsistent encore dans notre environnement, et nos enfants doivent renforcer leur système immunitaire afin de s’en protéger. Dans la suite de cet article, nous vous expliquons pourquoi il est important de se faire vacciner, nous vous détaillons le calendrier vaccinal pour les enfants de la naissance à l’adolescence et nous vous présentons un peu les principales maladies infantiles et les vaccins développés pour les combattre.

Les vaccins, comment ça marche ?

Traditionnellement, un vaccin est une injection contenant une version neutralisée des agents pathogènes responsables d’une maladie en particulier. Ces agents, typiquement le virus lui-même, ont été préalablement affaiblis (on parle de vaccin vivant atténué) ou rendus inertes (on parle de vaccin inactivé) et ne nuit pas à la personne qui reçoit le vaccin. Cependant, l’introduction d’un corps étranger dans l’organisme stimule le système immunitaire qui se met à produire des anticorps. Ainsi, si la personne vaccinée contracte cette même maladie plus tard, son système immunitaire la reconnaît immédiatement et neutralise le virus avant qu’il ne puisse vous rendre malade. Une personne vaccinée est donc immunisée contre une maladie sans jamais l’avoir attrapée. Si les médicaments soignent les maladies après les avoir attrapées, les vaccins ont un rôle préventif. Le système immunitaire des très jeunes enfants n’est pas encore complètement mature et cette catégorie de la population est donc plus susceptible d’attraper un certain nombre de maladies ayant des conséquences graves, c’est pourquoi en France la vaccination des enfants de moins de 2 ans est obligatoire pour 11 maladies graves telles que la poliomyélite ou la coqueluche.

La plupart de ces vaccins requièrent plusieurs doses pour que l’organisme développe une protection suffisante contre le virus. Cependant, des rappels peuvent être nécessaires dans certaines autres circonstances :

  1. Pour certains vaccins, inactivés ou vivants atténués, une seule dose ne suffit pas à développer une immunité suffisante. C’est par exemple le cas du vaccin contre la diphtérie (DTP ou DT-polio), qui nécessite 3 doses.

  2. Pour certains vaccins, la protection offerte diminue avec le temps, l’organisme « oubliant » comment se défendre. Il lui faut donc une piqûre de rappel. C’est là encore le cas du vaccin contre la diphtérie où des rappels sont nécessaires même chez l’adulte, tous les 20 ans environ.

  3. La vaccination contre la grippe n’est généralement pas nécessaire chez l’enfant en bas âge s’il ne présente pas de risque particulier. Cependant, le virus de la grippe change chaque année et le vaccin est à refaire tous les ans chez les personnes à risque.

Efficacité des vaccins

Les vaccins offrent une protection très efficace contre les maladies, pouvant même aller jusqu’à une immunité totale. Il est cependant parfois (rarement !) possible de contracter la maladie en étant vacciné contre, mais si c’est le cas, les symptômes sont nettement moins sévères que chez une personne non vaccinée. Les vaccins sauvent chaque année des millions de vie dans le monde et ont même permis l’éradication totale de certaines maladies. Le respect du calendrier vaccinal est essentiel pour empêcher que votre enfant n’attrape une maladie aux conséquences parfois dramatiques et pour en empêcher la transmission au sein de son environnement. Certains parents pensent que tel ou tel vaccin n’est pas nécessaire parce que personne en France n’a attrapé la maladie depuis longtemps. Cependant, il peut suffire d’un voyage dans un pays où cette maladie circule encore pour déclencher une nouvelle épidémie : c’est pourquoi il convient de se protéger.

Sécurité

Le processus de fabrication d’un vaccin est soumis à de nombreux contrôles tant au niveau de la phase de recherche que de la fabrication et de l’autorisation de mise en vente. Les vaccins sont ainsi contrôlés à la fois par le fabricant et par un laboratoire officiel indépendant, la Direction des contrôles de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les points de contrôle sont établis au niveau européen et coordonnés dans toute l’Union par l’EDQM, la Direction européenne de la qualité du médicament. L’agence française est le plus gros organisme de libération de vaccins en Europe, autorisant près de 40 % de tous les vaccins en circulation en Europe. Tous les effets secondaires (on parle aussi d’effets indésirables) ne sont pas forcément identifiés avant l’utilisation « dans la vie réelle ». Les vaccins continuent à être surveillés et contrôlés une fois autorisés à être utilisés. Ainsi, les professionnels de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes) ont obligation au titre de la pharmacovigilance à signaler tout effet indésirable constaté. Les patients eux-mêmes peuvent également signaler des effets indésirables sur le site de l’ANSM.

Effets indésirables

Les vaccins sont, comme tous les médicaments, susceptibles de provoquer des effets que l’on appelle effets secondaires ou effets indésirables. La vaste majorité des effets indésirables, quand il y en a, consiste en une légère fièvre et une rougeur ou douleur au point d’injection. Votre bébé pourra aussi être un peu grognon ou dormir un peu plus que d’habitude dans les jours qui suivent : son système immunitaire travaille dur pour le protéger et cela le fatigue. Si votre bébé éprouve des effets secondaires plus graves comme une forte fièvre (plus de 39 °C), une apathie ou une éruption cutanée, contactez immédiatement votre professionnel de santé.

Un calendrier vaccinal, c’est quoi ?

Un calendrier vaccinal ou calendrier de vaccination est un programme de vaccination établi à l’avance pour tous les enfants et adultes. Il est régulièrement réexaminé et le cas échéant modifié pour garantir une protection maximale à l’ensemble de la population. Il a ainsi été modifié il y a quelques années seulement pour faire passer de 3 à 11 le nombre de vaccinations obligatoires chez l’enfant de moins de 2 ans. La version 2021 de ce calendrier vaccinal pour les bébés et adultes est disponible ici.

Les spécialistes prennent deux points importants en compte pour établir le calendrier de vaccination obligatoire

  1. L’âge à partir duquel le système immunitaire d’un enfant fournit la meilleure réponse immunitaire après vaccination

  2. L’âge à partir duquel le vaccin peut être administré à une personne en fonction des risques par tranche d’âge. C’est pour cela que certains vaccins peuvent être administrés dès l’âge de 2 mois tandis que d’autres ne sont administrés qu’à l’adolescence.

Comme dit précédemment, certains vaccins sont administrés en plusieurs fois, comme présenté dans la colonne « nombre d’injections » ci-dessous. Si vous avez la moindre question sur ce calendrier vaccinal et en particulier concernant les vaccins recommandés mais non obligatoires, n’hésitez pas à contacter votre professionnel de santé. Celui-ci saura vous donner toutes les informations nécessaires.

Calendrier vaccinal pour les bébés de moins de 2 ans

Voici le tableau de vaccination répertoriant les vaccins obligatoires en France pour les bébés de moins de 2 ans, rappels inclus :

Âge

Vaccin

Nombre d’injections

1 mois

 

 

BCG (tuberculose)*

Unique

2 mois

 

 

DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

1 sur 3

 

Coqueluche

1 sur 3

 

Méningites (haemophilus influenzae de type B ou Hib)

1 sur 3

 

Méningites, pneumonies et septicémies à pneumocoque

1 sur 3

 

Hépatite B

1 sur 3

4 mois

 

 

DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

2 sur 3

 

Coqueluche

2 sur 3

 

Méningites (haemophilus influenzae de type B ou Hib)

2 sur 3

 

Méningites, pneumonies et septicémies à pneumocoque

2 sur 3

 

Hépatite B

2 sur 3

5 mois

 

 

Méningites et septicémies à méningocoque C

1 sur 2

11 mois

 

 

DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

3 sur 3

 

Coqueluche

3 sur 3

 

Méningites (haemophilus influenzae de type B ou Hib)

3 sur 3

 

Méningites, pneumonies et septicémies à pneumocoque

3 sur 3

 

Hépatite B

3 sur 3

12 mois

 

 

Méningites et septicémies à méningocoque C

2 sur 2

 

ROR (rougeole, oreillons, rubéole)

1 sur 2

16 à 18 mois

 

 

ROR (rougeole, oreillons, rubéole)

2 sur 2

6 ans

 

 

DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

Rappel

 

Coqueluche

Rappel

11 à 13 ans

 

 

DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite)

Rappel

 

Coqueluche

Rappel

* Ce vaccin n’est pas obligatoire en France mais est recommandé chez les enfants à risque élevé, notamment résidant en Île-de-France, en Guyane et à Mayotte, et ce dès l’âge de 1 mois. Certaines maladies comme la varicelle sont considérées comme bénignes et sont en plus immunisantes, c’est-à-dire que l’avoir une fois suffit pour être immunisé à vie. Bien qu’un vaccin existe, il n’est généralement pas administré aux enfants, que l’on laisse s’immuniser naturellement. La vaccination contre les papillomavirus (HPV) n’est pas obligatoire mais est très fortement recommandée à la fois pour les filles et, depuis début 2021, pour les garçons. Le schéma vaccinal est de 2 ou 3 doses en fonction du vaccin, administrées dès 11 ans et espacées de plusieurs mois.

Le calendrier vaccinal de votre bébé peut-il changer ?

Oui, et c’est une bonne chose ! Cela permet de prendre en compte les nouveaux vaccins et les évolutions en matière de législation. Par exemple, avant 2018, seuls 3 vaccins étaient obligatoires en France pour les enfants de moins de 2 ans, et maintenant 11 le sont ! Encore plus récemment, la vaccination contre le papillomavirus était principalement recommandée pour les filles dès 11 ans, et depuis 2021, elle est également recommandée aux garçons du même âge. Votre professionnel de santé vous tiendra informé du calendrier à suivre et inscrira les prochaines vaccinations ou rappels dans le carnet de santé de votre enfant. En cas de doute, n’hésitez pas non plus à poser des questions.

De l’importance de suivre le calendrier de vaccination de votre bébé

Premièrement, le non-respect des vaccinations obligatoires est passible de poursuites pénales. Deuxièmement, il est dans l’intérêt de votre enfant de respecter le calendrier de vaccination. Cela permet de garantir qu’il est et reste protégé contre des maladies souvent très dangereuses pour les enfants, pouvant provoquer des malformations, des retards de développement et, dans des cas extrêmes, la mort. Troisièmement, d’un point de vue plus global, plus il y a de personnes vaccinées, plus il est difficile pour un virus de circuler. La vaccination permet de protéger les personnes à risque ou encore celles trop jeunes pour avoir déjà reçu le vaccin.

Le calendrier vaccinal est-il le même pour tout le monde ?

Oui et non. Il est le même pour tous les enfants qui ne présentent pas de risque ou d’antécédent médical particulier. En effet, certaines personnes peuvent avoir un système immunitaire plus faible, suivre un traitement médicamenteux qui affaiblit leur système immunitaire ou simplement être dans un environnement (géographique ou familial) présentant des conditions particulières. Ainsi, par exemple, le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour les habitants de la Guyane à partir de l’âge de 12 mois, mais ne l’est pas pour les habitants de France métropolitaine. Votre professionnel de santé saura prendre tous ces facteurs en compte et adaptera le cas échéant le calendrier de vaccination de votre bébé s’il estime que c’est ce qui lui donne la meilleure protection.

Comment faire vacciner son enfant ?

Les vaccins de votre bébé lui sont généralement administrés par votre professionnel de santé au cours des visites médicales de suivi. Celui-ci saura vous signaler les prochaines vaccinations prévues et vous dire où vous rendre si ce n’est pas lui qui est en charge de la vaccination. Pensez toujours à apporter le carnet de santé de votre enfant à chaque rendez-vous médical. Celui-ci contient toutes les informations de croissance, de maladie, de vaccination, d’opérations et d’antécédents familiaux de votre enfant depuis sa naissance. Il permet à votre médecin de se remémorer les principales informations concernant votre enfant et donc les éventuelles précautions à prendre, ce qui est particulièrement important si vous venez par exemple de changer de professionnel de santé. Enfin, si votre enfant est malade le jour d’une vaccination, prévenez en avance votre médecin. Dans beaucoup de cas, cela ne présente pas de problème et votre bébé pourra recevoir son vaccin, mais dans certains cas particuliers il peut être plus prudent d’attendre quelques semaines.

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Comment préparer votre bébé à un vaccin ?

Si votre enfant est déjà un peu âgé, expliquez-lui en quoi consiste la vaccination : ce qu’il va se passer et pourquoi. Rassurez-le sur le fait que cela peut faire un peu mal mais que cela ne durera pas. Si votre enfant est particulièrement anxieux, vous pouvez par exemple emmener son doudou pour le rassurer. Les professionnels de santé vous laissent parfois tenir votre enfant dans vos bras pendant la piqûre et le contact de ses parents peut aider à le rassurer. Détournez son attention de la piqûre en lui donnant un jouet, en lui racontant une histoire ou en décrivant les objets autour de lui. Pour les nouveau-nés et particulièrement s’ils se mettent à pleurer après la piqûre, vous pouvez envisager de leur donner le sein ou le biberon ou de les emmailloter dans une couverture pour les apaiser. Demandez aussi à votre professionnel de santé s’il a des conseils pour rendre ces moments plus rassurants pour votre enfant. Il vous sera par exemple peut-être conseillé de lui faire remuer le bras après avoir reçu le vaccin pour diminuer le risque de douleurs ou de gonflements au niveau du site d’injection.

Les maladies que le calendrier de vaccination de votre bébé permet d’éviter

Dans les paragraphes ci-dessous, nous vous présentons rapidement les maladies que le calendrier vaccinal chez les jeunes enfants a pour but d’éviter, ainsi que quelques maladies supplémentaires comme la varicelle dont le vaccin peut être conseillé dans certains cas, même s’il n’est pas obligatoire.

Coqueluche Diphtérie Fièvre jaune Gastro-entérite à rotavirus Grippe Haemophilus influenzae de type B Hépatite A Hépatite B Infections aux pneumocoques Méningocoques Oreillons Poliomyélite Rougeole Rubéole Tétanos Tuberculose Varicelle

Coqueluche

La coqueluche provoque de la toux et des étouffements pendant plusieurs semaines. Les quintes de toux sont suivies de bruits caractéristiques lorsque l’enfant essaye de reprendre son souffle et qui rappellent le chant du coq. Des vomissements surviennent fréquemment après ces quintes de toux.

La coqueluche peut entraîner une pneumonie, des crises d’épilepsie, des lésions cérébrales, voire la mort. Les très jeunes enfants non immunisés présentent le plus grand risque et une hospitalisation est souvent nécessaire en cas de maladie. Les adultes qui contractent la coqueluche peuvent devenir très malades, mais ils se rétablissent généralement en quelques semaines ou mois. Ils sont malheureusement susceptibles de transmettre la maladie aux nourrissons et aux jeunes enfants. La vaccination est recommandée pour les personnes dans l’entourage familial d’une femme enceinte ou d’un nouveau-né. La vaccination de la mère avant la grossesse est fortement recommandée car elle permet la transmission d’anticorps au nouveau-né. Elle est habituellement évitée en France pendant la grossesse, un traitement par antibiotiques en cas de maladie et la vaccination préventive de l’entourage lui étant préférés. La vaccination post-partum est possible, y compris en cas d’allaitement. Vaccination : Le vaccin est administré seul ou, la plupart du temps, en conjonction avec le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite). On parle de vaccin tétra-, penta- ou hexavalent selon qu’il protège contre 4, 5 ou 6 maladies respectivement. Le schéma vaccinal est de 5 doses, 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois, suivies de deux rappels à 6 ans et entre 11 et 13 ans.

Diphtérie

La diphtérie est une maladie respiratoire grave due à une bactérie, très contagieuse, et qui se transmet par la toux et les éternuements.

Comme l’angine, elle provoque une fièvre, un gonflement du cou et des maux de tête. Cependant, la bactérie à l’origine de la diphtérie secrète une toxine qui peut entraîner des complications graves au niveau du cœur (insuffisance cardiaque) et du système nerveux comme une paralysie, un coma ou la mort. Il n’y a plus de cas déclarés en France depuis 1990. Cependant, la maladie circule toujours et la vaccination reste indispensable pour en éviter la réapparition. La vaccination de l’adulte est particulièrement recommandée dans l’entourage du nourrisson ou chez la femme avant la grossesse pour garantir la transmission d’anticorps au nouveau-né. Vaccination : Le vaccin est administré en conjonction avec le tétanos et la poliomyélite au minimum, d’où le nom du vaccin, DTP ou DT-polio. On parle de vaccin tri-, tétra-, penta- ou hexavalent selon qu’il protège contre 3, 4, 5 ou 6 maladies respectivement. Le schéma vaccinal est de 5 doses, 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois, suivies de deux rappels à 6 ans et entre 11 et 13 ans.

Fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie due à un virus transmis par l’homme par certains moustiques.

Bien qu’elle soit asymptomatique dans 85 % des cas, les symptômes consistent en une fièvre élevée avec maux de tête et courbatures, évoluant dans une minorité des cas vers des problèmes de foie et de rein, des troubles urinaires ou des hémorragies. Environ la moitié de ces complications entraînent la mort. La vaccination est obligatoire pour les enfants et adultes voyageant ou résidant en Guyane, mais n’est pas recommandée pour les habitants des autres départements et territoires. Vaccination : La vaccination peut se faire en une ou deux doses à partir de l’âge de 12 mois.

Gastro-entérite à rotavirus

La gastro-entérite à rotavirus est une infection intestinale virale qui touche principalement les nourrissons et les tout-petits.

Elle survient le plus souvent en hiver et se manifeste généralement par de nombreux vomissements et des diarrhées, mais est bénigne et guérit spontanément en quatre à sept jours dans la plupart des cas. La complication grave la plus commune de cette maladie est la déshydratation, laquelle peut être si sévère qu’elle peut nécessiter une hospitalisation et, dans des cas exceptionnels en France, provoquer la mort. Le traitement repose sur l’administration de solutés de réhydratation orale. Aucun médicament n’est généralement nécessaire. La vaccination n’est pas recommandée dans le calendrier vaccinal français mais peut être conseillée au cas par cas après examen du nourrisson. Vaccination : Si la vaccination est recommandée pour votre enfant, celle-ci peut se faire dès l’âge de 6 semaines, en deux ou trois doses administrées à un mois d’intervalle environ. Elle doit être terminée avant l’âge de 6 ou 8 mois.

Grippe

La grippe est une maladie respiratoire contagieuse transmise par les postillons, la toux ou les éternuements, par contact rapproché avec une personne malade ou par contact direct (mains, objets contaminés comme les poignées de porte ou les couverts).

La grippe est le plus souvent peu dangereuse chez les sujets en bonne santé. Cependant, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les nourrissons sont considérés comme des personnes fragiles chez qui la grippe peut entraîner des complications comme une infection pulmonaire grave ou l’aggravation de maladies existantes comme un diabète ou une insuffisance cardiaque. Les épidémies de grippe saisonnière apparaissent entre l’automne et le printemps et sont particulièrement fréquentes chez les enfants scolarisés qui sont en contact rapproché les uns avec les autres et se frottent souvent beaucoup le visage. Le virus n’est pas exactement le même chaque année et la vaccination doit être refaite tous les ans pour les personnes à risque. La vaccination est également recommandée chez la femme enceinte quel que soit le stade de grossesse, car elle assure la protection du nourrisson dans les premiers mois de vie. Les symptômes sont généralement une forte fièvre, des courbatures, des maux de tête, une fatigue intense, un malaise général et des symptômes respiratoires : toux sèche, nez qui coule. La maladie dure généralement environ une semaine. Vaccination : En France, la vaccination de la femme enceinte protège le nourrisson pendant environ les 6 premiers mois. Il n’est pas conseilé de donner un vaccin au bébé lui-même avant 6 mois à l’exception des catégories de personnes à risques. Le vaccin est à refaire chaque année.

Haemophilus influenzae de type B

L’haemophilus influenzae de type B (on parle souvent de « Hib ») est une infection bactérienne transmise par les éternuements ou la toux et pouvant mener à une pneumonie, une méningite, un œdème important au niveau de la gorge (épiglottite), une otite et d’autres infections graves. Il ne faut pas la confondre avec la grippe, malgré un virus au nom similaire.

La vaste majorité (environ 95 %) des formes graves de la maladie surviennent chez l’enfant de moins de 5 ans. Les méningites peuvent notamment laisser des séquelles graves ou être mortelles. Vaccination : Le vaccin est administré seul ou, la plupart du temps, en conjonction avec le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite). On parle de vaccin penta- ou hexavalent selon qu’il protège contre 5 ou 6 maladies respectivement. Le schéma vaccinal est de 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois.

Hépatite A

L’hépatite A est une infection du foie d’origine virale pouvant provoquer de la fièvre, de la fatigue, une perte d’appétit ou une jaunisse. Elle passe souvent inaperçue à cause d’une absence de symptômes, ce qui en complique le diagnostic.

La transmission peut se faire directement au contact d’un malade ou à travers la consommation d’eau ou d’aliments contaminés par des selles, ce qui la rend particulièrement fréquente dans les pays en développement aux conditions d’hygiène insuffisantes. La vaccination n’est recommandée que pour certaines catégories de personnes à risque ou dont le milieu familial a des liens avec un pays où l’hépatite A sévit de manière importante. Vaccination : La vaccination contre l’hépatite A se fait en deux doses espacées de 6 mois minimum à partir de l’âge de 12 mois. La vaccination est recommandée pour toutes les personnes de plus d’1 an amenées à voyager dans les pays à risque ou dont l’activité professionnelle ou l’environnement familial peut présenter un risque.

Hépatite B

L’hépatite est une maladie virale affectant le foie qui peut être très grave et mener à des problèmes sévères du foie comme une cirrhose ou un cancer.

Le virus se transmet par le sang et les fluides corporels, notamment les sécrétions vaginales et le sperme. Une femme enceinte malade peut notamment transmettre le virus à son enfant lors de l’accouchement, auquel cas le schéma vaccinal de l’enfant sera différent : 1 dose à la naissance puis à 1 et 6 mois. Les nourrissons nés à Mayotte ou en Guyane sont également vaccinés à la naissance. L’infection est souvent asymptomatique mais peut se manifester par une perte d’appétit, une jaunisse, des maux de ventre, des vomissements, des diarrhées ou une grande fatigue. Vaccination : Le vaccin est administré seul ou, la plupart du temps, en conjonction avec le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite). On parle de vaccin hexavalent car il protège contre 6 maladies. Le schéma vaccinal est de 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois.

Infections aux pneumocoques

La bactérie du pneumocoque peut entraîner une pneumonie et une méningite. C’est également la principale bactérie à l’origine des infections des oreilles (otites). Il existe plusieurs sous-types de pneumocoques et les vaccins protègent contre certains d’entre eux, mais pas nécessairement tous.

La transmission des pneumocoques se produit entre personnes, par contact direct et étroit avec la personne infectée ou porteuse lors de baisers, de toux, ou d’éternuements. Les nourrissons sont parmi les plus exposés à ces infections. Les enfants entre 7 mois et 5 ans qui n’ont pas reçu de vaccin lorsqu’ils étaient bébés bénéficieront d’une ou de plusieurs injections. Vaccination : Le vaccin pneumococcique 13-valent protège contre 13 types de bactéries et est efficace dès l’âge de 2 mois. C’est celui qui est obligatoire pour les nouveau-nés, avec 3 doses administrées à 2, 4 et 11 mois. Le vaccin 23-valent peut être administré après 2 ans aux personnes présentant un risque d’infection grave.

Méningocoques

Les méningocoques sont des bactéries pouvant être de différents types et n’entraînant pas nécessairement l’apparition de symptômes chez la personne porteuse. Elle se transmet entre autres par la toux et les postillons.

Le passage de ces bactéries dans le sang déclenche des infections souvent graves pouvant entraîner des méningites ou des septicémies, elles-mêmes provoquant la mort ou laissant d’importantes séquelles. L’apparition et la propagation rapide de taches rouges sur le corps est une complication sévère mortelle dans 30 % des cas en quelques heures. Vaccination : La vaccination est obligatoire en deux doses à 5 mois et 12 mois. Les enfants plus âgés sont vacinés à l’aide d’une dose unique. Des rappels peuvent être nécessaires dans certaines circonstances.

Oreillons

Les oreillons causent de la fièvre, des maux de tête et un œdème au niveau de la glande parotide, sous l’oreille. La maladie se transmet par les goutelettes de salive (postillons, éternuements) et ce même plusieurs jours avant l’apparition des symptômes.

Dans certains cas, cette maladie peut entraîner une méningite, une infection du cerveau et de la moelle épinière, ou une encéphalite, c’est-à-dire un gonflement du cerveau. Elle peut également mener à une perte auditive, et, chez les garçons et les hommes, à un œdème au niveau des testicules, voire à l’infertilité. Les oreillons peuvent être très graves et extrêmement douloureux chez les adultes, il vaut donc mieux être immunisé le plus tôt possible. Vaccination : Le vaccin est toujours administré avec celui contre la rougeole et la rubéole : on parle de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole). Il consiste en deux doses, l’une à 12 mois et l’autre entre 16 et 18 mois.

Poliomyélite

La poliomyélite a aujourd’hui disparu en France grâce à la vaccination systématique des nouveau-nés. Elle se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les selles d’une personne porteuse du virus ou par contact direct.

Elle provoque fièvre, nausées, maux de tête, diarrhées, maux de ventre, ainsi que raideur et fragilité au niveau du cou et du dos. Elle peut notamment atteindre la moelle épinière et les neurones et évoluer en paralysie, ce qui en faisant la principale cause de handicaps chez les enfants. Vaccination : Le vaccin est administré en conjonction avec la diphtérie et le tétanos au minimum, d’où le nom du vaccin, DTP ou DT-polio. On parle de vaccin tri-, tétra-, penta- ou hexavalent selon qu’il protège contre 3, 4, 5 ou 6 maladies respectivement. Le schéma vaccinal est de 5 doses, 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois, suivies de deux rappels à 6 ans et entre 11 et 13 ans.

Rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse provoquant des rougeurs, une éruption cutanée, une conjonctivite, de la toux et de la fièvre et peut mener à des diarrhées, une laryngite, une otite, une pneumonie, des lésions cérébrales, voire la mort.

Les enfants présentant le plus grand risque sont ceux qui souffrent de malnutrition ou de maladies chroniques. La rougeole est actuellement en recrudescence en France du fait d’une moins bonne couverture vaccinale ces dernières années. C’est une maladie commune, présente dans le monde entier. Vaccination : Le vaccin est toujours administré avec celui contre les oreillons et la rubéole : on parle de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole). Il consiste en deux doses, l’une à 12 mois et l’autre entre 16 et 18 mois.

Rubéole

La rubéole est une maladie virale légère qui provoque des rougeurs sur le visage et le cou et une fièvre modérée, voire un gonflement des ganglions lymphatiques. Elle est bénigne, sauf chez la femme enceinte, où elle présente un fort risque de malformations chez le futur bébé.

En administrant le vaccin aux bébés, la prochaine génération est protégée, ainsi que les femmes enceintes puisque leurs proches le sont. Vaccination : Le vaccin est toujours administré avec celui contre la rougeole et les oreillons : on parle de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole). Il consiste en deux doses, l’une à 12 mois et l’autre entre 16 et 18 mois.

Tétanos

Le tétanos est provoqué par une toxine secrétée par une bactérie naturellement présente dans la terre et la contamination peut s’effectuer à travers une simple blessure, une coupure ou une plaie banale. Elle provoque des contractions musculaires intenses et douloureuses, des spasmes ou des convulsions et peut, si les muscles respiratoires sont touchés, entraîner la mort. Le traitement nécessite le plus souvent une hospitalisation lourde. Cependant, la maladie n’est pas contagieuse.

Les rappels tout au long de la vie sont indispensables, notamment pour les personnes âgées chez qui les activités de jardinage sont fréquentes. Vaccination : Le vaccin est administré en conjonction avec la diphtérie et la poliomyélite au minimum, d’où le nom du vaccin, DTP ou DT-polio. On parle de vaccin tri-, tétra-, penta- ou hexavalent selon qu’il protège contre 3, 4, 5 ou 6 maladies respectivement. Le schéma vaccinal est de 5 doses, 3 doses immunisantes à 2, 4 et 11 mois, suivies de deux rappels à 6 ans et entre 11 et 13 ans.

Tuberculose

La tuberculose est une maladie infectieuse touchant principalement les poumons. Elle se transmet notamment par la toux ou les éternuements. Les symptômes les plus fréquents de la maladie tuberculeuse sont la toux avec parfois des crachats de sang, une fièvre persistante, des sueurs, la fatigue, l’amaigrissement et le manque d'appétit.

Cependant, des complications sont possibles, notamment des méningites, dont les conséquences peuvent être dramatiques. En France, le vaccin n’est pas obligatoire mais est recommandé chez les nouveau-nés présentant un risque élevé, c’est-à-dire dont les circonstances géographiques ou familiales sont plus susceptibles de l’exposer en virus. En France, les enfants résidant en Île-de-France, en Guyane ou à Mayotte sont ainsi considérés comme à risque. Vaccination : Le vaccin contre la tuberculose s’appelle le BCG. Il consiste en une unique dose administrée dès l’âge de 1 mois, et n’est pas obligatoire. Aucun rappel n’est nécessaire.

Varicelle

La varicelle est une infection très contagieuse provoquant une éruption cutanée vésiculeuse sur le corps accompagnée de fièvre et de démangeaisons. La transmission se fait par contact direct ou par la toux et les éternuements.

Elle est majoritairement bénigne mais peut entraîner des complications graves chez les personnes dont le système immunitaire est insuffisant, notamment des pneumonies ou des lésions au cerveau. La varicelle chez la femme enceinte peut également entraîner des malformations du nouveau-né. La maladie est immunisante : si on l’a eue une fois, on est immunisé à vie. Vaccination : Environ 98 % des femmes enceintes sont immunisées et la forme infantile de la maladie est dans la quasi-totalité des cas bénigne. En France, le choix est donc fait de ne pas donner de vaccins aux bébés. La vaccination n’est proposée qu’aux enfants de plus de 12 ans ou aux femmes adultes non vaccinées et ayant un projet de grossesse. Le schéma vaccinal est de deux doses espacées de 4 à 8 ou 6 à 10 semaines.

FAQ en un clin d’œil

  • Cela dépend du vaccin, mais cela peut commencer dès la naissance dans certains cas particuliers et continuer tout au long de la vie. Les circonstances familiales de chacun peuvent modifier le calendrier vaccinal, mais les vaccins obligatoires en France sont généralement :

    • à 2 mois,
    • 4 mois,
    • 5 mois,
    • 11 mois,
    • 12 mois,
    • entre 16 et 18 mois,
    • avec des rappels à 6 ans et entre 11 et 13 ans.
  • Les vaccins obligatoires en France protègent contre 11 maladies, avec éventuellement des vaccins supplémentaires contre certaines maladies pendant l’enfance ou à l’adolescence (tuberculose à 1 mois, fièvre jaune à 1 an, papillomavirus à l’adolescence, par exemple) en fonction des circonstances particulières de chacun.

  • Un enfant est vacciné de façon obligatoire contre 11 maladies avant l’âge de 2 ans. Ces maladies sont :

    1. Diphtérie,
    2. Tétanos,
    3. Poliomyélite,
    4. Coqueluche,
    5. Méningites à haemophilus influenzae de type B,
    6. Hépatite B,
    7. Infections à pneumocoques,
    8. Méningocoques C,
    9. Rougeole,
    10. Oreillons,
    11. Rubéole.

    Beaucoup de ces vaccins sont administrés ensemble. Il est par exemple possible de se faire vacciner contre les 6 premières de ces maladies en un seul vaccin.

  • Le premier vaccin obligatoire en France pour un bébé est le vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP ou DT-polio), administré à 2 mois. Cependant, dans certains cas particuliers, le nouveau-né peut recevoir un vaccin contre l’hépatite B immédiatement après l’accouchement.

  • En France, la vaccination de la femme enceinte n’est recommandée à l’heure actuelle que pour la grippe et la COVID-19. Tout autre vaccin (ROR par exemple) doit être administré avant la grossesse ou juste après l’accouchement.

En résumé

La vaccination est obligatoire en France contre 11 maladies graves et parfois mortelles pour votre enfant. Les vaccins sont dans la plupart des cas remboursés à 65 % par la Sécurité sociale. D’autres vaccins peuvent être recommandés par votre professionnel de santé en fonction de vos circonstances familiales. Le respect de ce calendrier de vaccination est capital pour garantir la bonne santé de votre enfant et la protection des personnes non vaccinées ou à risque, notamment parce que si certaines de ces maladies ont virtuellement disparu en France, elles restent présentent dans d’autres régions du monde et qu’un simple voyage peut suffire à y être exposé. Pour toute question, consultez votre professionnel de santé. Celui-ci vous aidera à vous y retrouver et à vous souvenir de toutes les étapes du calendrier vaccinal de votre bébé.

Comment cet article a-t-il été rédigé
Les informations présentées dans cet article ont été compilées à partir d’informations fiables d’origine médicale ou gouvernementale, comme par exemple la Haute autorité de la santé ou le Conseil national des gynécologues et obstétriciens français.

Une liste des sources utilisées est présentée ci-dessous.

Le contenu de cet article n’a pas vocation à se substituer à l’avis d’un professionnel médical. Référez-vous toujours à de tels professionnels en ce qui concerne les diagnostics ou traitements éventuels.